Archives. Club pour l'UNESCO de Fribourg
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2017


Juillet 2017


Club pour l’Unesco Fribourg (Suisse) - Rapport 2017  >>


Janvier 2017


Club pour l’Unesco Fribourg (Suisse) - Rapport final 2016  >>



2016


Août 2016


Club pour l’Unesco Fribourg (Suisse) - Rapport 2016  >>



Janvier 2016


Club pour l’Unesco Fribourg (Suisse) - Rapport annuel final 2015  >>



2015


Juillet 2015


Club pour l’Unesco Fribourg (Suisse) - Rapport 2015  >>



Mars 2015


Vidéo : Spectacle multiculturel de chant, musique et danse, le 12 octobre 2014 au Nouveau Monde à Fribourg >>



«Concours de lecture à haute voix pour les enfants de 7H». Article paru dans La Liberté le 16 janvier 2015 >>



2014


Juillet 2014


Club pour l’Unesco Fribourg (Suisse) - Rapport 2014  >>



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Août 2013


Club pour l’Unesco Fribourg (Suisse) - Rapport 2013  >>


2012


Novembre 2012


Interview de M. Jean-Baptiste de Weck, membre fondateur du Club pour l’UNESCO de Fribourg



Août 2012


Club pour l’Unesco Fribourg (Suisse) - Rapport 2012  >>



Mars 2012


Document : Fribourg 2011 - une ville pour “vivre ensemble”  >>


Article paru dans le journal “1700”, par Laurence Deillon >>



Février 2012


Club pour l’Unesco Fribourg (Suisse) - Rapport 2011  >>



2011


Septembre 2011


Déclaration de Genève >>



Juin 2011


Articles de presse :


Journal "1700"  >>



Le groupe fribourgeois de soutien aux migrant es (+ lettre au Conseil d'Etat fribourgeois  >>




Mai 2011


Match de football avec des requérants d’asile, pour commémorer les 50 ans d’Amnesty International >>



Exposé de M.Celeste D. Ugoshukwu >>


Articles de presse :


Sem. diversité culturelle >>

Freiburg bei Integration >>

Ville et intégration >>



2010



10 Septembre 2010


Le Club pour l'UNESCO de Fribourg s’engage pour plus de tolérance - Der UNESCO Club Freiburg wirbt für Offenheit 


Article en français >>

Article en allemand >>





27 Août 2010


Activités réalisées par le Club pour l'UNESCO de Fribourg en 2010.




19 Juillet 2010


Manifestation nationale contre le racisme et la discrimination : « Halte aux renvois vers la Grèce » (avec Galerie photos).




19 Juillet 2010


Un pas en avant dans le rapprochement entre la Ville de Fribourg et la "Coalition mondiale des Villes contre le racisme"




7 Juin 2010


Cérémonie de deuil en mémoire des requérants d’asile décédés lors de leur renvoi forcé...




23 Avril 2010


Une « Place de la Discorde »  à Neuchâtel en 2011 ?




23 Avril 2010 :


Entretien avec Mme Isabelle Chassot, Conseillère d'Etat ...




23 Avril 2010 :


L’école fribourgeoise et l’accueil des élèves migrants




26 Février 2010


Interview de Mme Irina Bokaova, directrice générale de l'Unesco




25 Janvier 2010 :


"Rapport annuel 2009 du Club UNESCO Fribourg, activités réalisée en 2009 ..."



13 Janvier 2010 :


"Manifestation du 10 décembre en l’honneur de la journée internationale des droits de l’homme"



13 Janvier 2010 :


"Votation fédérale du 29.11.09"





2009


10 Décembre 2009 :


"Qui a peur des populistes ?", article paru dans le journal "La Liberté"



1er Décembre 2009 :


Fribourg a refusé d’adhérer à la « Coalition mondiale des villes contre le racisme ».



7 Novembre 2009 :


Interview de Andrea Wassmer, Présidente du Club UNESCO Fribourg




2008


Le Club a réalisé ou lancé les activités suivantes



Droits des requérants d'asile et des étrangers


Migrants


Coalition Mondiale des Villes contre le racisme


Ecoles associées de l'UNESCO


Culture et diversité culturelle


Soutien à des projets de tiers


Participation à des manifestations de tiers


Partenariats


Assemblée générale du Club


Assemblée générale de la Fédération suisse des Clubs UNESCO




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Archives - 15 juin 2011

Le groupe fribourgeois de soutien aux migrant es


Le groupe est ouvert à toutes les associations intéressées. Pour l’instant les associations suivantes ont été représentées à ses réunions : Amnesty International, ACAT (Association Chrétienne pour l’Abolition de la Torture), Académie des Quartiers, Bibliothèque interculturelle Livr’Echange, Club pour l’UNESCO Fribourg, Connexion Suisse-s Migrant-es, Passerelles, Point d’Ancrage.


Ce groupe s’est réuni à plusieurs reprises en 2009, 2010 et 2011 pour réfléchir à la situation des 1300 demandeurs d’asile hommes, femmes et enfants confiés par l’Office Fédéral des Migrations (ODM) au Canton de Fribourg qui a chargé la Société ORS de toute l’administration de leur séjour en Suisse.  Les requérants d’asile  se répartissent en trois catégories

- Les demandeurs titulaires d’un permis « N » (demande en cours d’examen) environ .400 personnes.

- Les demandeurs titulaires d’un permis « F » (admission provisoire)

  environ 700 personnes.

- Les demandeurs sans titre, c'est-à-dire « RAD » (requérants d’asile déboutés) 70 d’entre eux vivent au Foyer ORS de La Poya à Fribourg.


Une nouvelle lettre du Groupe fribourgeois de soutien a été adressée le 11 mai 2011 aux Autorités Cantonales Fribourgeoises qui ont promis une réponse. Le texte de cette lettre figure ici-même :



Fribourg, 11 mai 2011


Monsieur Erwin Jutzet

Président du Conseil d’Etat et

Directeur de la sécurité et

de la justice

Grand-Rue 27

1701 Fribourg


Madame Isabelle Chassot

Conseillère d’Etat et

Directrice da l’instruction publique,

de la culture et du sport

Rue de l’Hôpital 1

1701 Fribourg


Madame Anne-Claude Demierre

Conseillère d’Etat et

Directrice de la santé et

des affaires sociales

Route des Cliniques 17

1701 Fribourg



Migrant.es en situation précaire



Monsieur le Président du Conseil d’Etat

Mesdames les Conseillères d’Etat



Nous sommes un Groupe de soutien aux migrant.es (en particulier des requérant.es d’asile en situation précaire) composé d’organisations sans affiliation partisane, actives dans le domaine des migrations et des droits humains.


Après nos constatations sur le terrain et l’échange de nos diverses expériences, nous avons dû nous rendre à l’évidence que les requérant.es d’asile, notamment ceux et celles en fin de droits, sont maintenus dans des conditions parfois moins dignes que celles réservées aux couches les plus défavorisées de la population.


A cet égard, nous aimerions vous faire part de quelques observations et vous soumettre un certain nombre de recommandations.




OBSERVATIONS



1. Nous saluons les efforts des autorités cantonales dans la gestion des structures d’accueil et l’encadrement des requérant.es d’asile à travers le mandat confié à l’ORS. Les moyens requis par cette organisation ne permettent toutefois pas d’assurer aux personnes sous sa responsabilité un accompagnement qui rende leur séjour suffisamment propice à leur insertion en Suisse ou à leur retour dans leur pays d’origine.


2. Nous sommes persuadés que le respect des droits fondamentaux des requérant.es d’asile en fin de droits vous préoccupe autant que nous. Dans le contexte actuel, la tentation reste toutefois forte de manquer de détermination et d’engagement pour promouvoir à tous les niveaux un régime de gestion et d’encadrement des requérant.es d’asile encore plus respectueux de la dignité humaine, sans déroger à la législation en vigueur.


3. La situation dans les centres d’accueil, en particulier au Foyer de la Poya, est inquiétante. Les personnes y vivent sans aucune perspective d’avenir et sans espoir. Cette situation censée être provisoire, dans l’attente d’un renvoi imminent, dure pour certains depuis plusieurs années, pour des raisons qu’on ne saurait imputer exclusivement aux intéressés eux-mêmes. La pression psychologique à laquelle ceux-ci sont exposés les atteint à la longue d’une manière inadmissible.


4. Nous saluons la pratique des autorités cantonales de ne pas transférer les personnes vulnérables – en particulier les enfants – vers les structures d’accueil les plus pénibles, comme le foyer de la Poya. Nous souhaitons toutefois que cette pratique soit étendue à tous les cas de détresse avérée, notamment aux malades qui nécessitent des soins adéquats.


5. Nous saluons la pratique consistant à autoriser certains requérant.es d’asile à exercer une activité lucrative sous certaines conditions. Toutefois, le fait que participer à un programme d’occupation puisse impliquer un travail véritable, jusqu’à 8 heures par jour, moyennant une rémunération de CHF 150 par mois, n’est pas de nature à valoriser l’engagement des requérant.es. Peu importent les circonstances d’un tel travail, l’individu concerné se sent atteint dans sa dignité, sinon dans sa santé physique et psychique.




RECOMMANDATIONS




I.       Pour améliorer les conditions d’existence dans les structures d’accueil, y compris à la Poya, les autorités compétentes devraient permettre et soutenir davantage l’organisation et la participation des requérant.es d’asile à diverses activités culturelles et sportives. Les discussions sur ce point, déjà entamées à l’initiative de certains membres du Groupe de soutien, devraient se poursuivre pour aboutir à des solutions concrètes.

II.      Le SPoMi devrait développer et étendre l’admission des requérant.es d’asile déboutés, y compris ceux qui se trouvent dans la structure d’accueil « bas seuil »de la Poya, à exercer une activité lucrative selon des modalités à déterminer. Cette recommandation concerne en particulier les requérants d’asile déboutés


- qui sont en attente depuis plus de deux ans, sans dossier pénal grave, ou

- pour lesquels un travail pourrait amener une amélioration sensible des conditions de retour au pays d’origine, ou

- qui ont la perspective d’obtenir un permis humanitaire, ou

- qui se trouvent en procédure extraordinaire (étant donné qu’un tiers des demandes ouvrant une telle procédure aboutissent à une admission provisoire, parfois même à une décision d’octroi de l’asile), ou

- qui proviennent de pays vers lesquels le renvoi est inexigible (Afghanistan, pays arabes en révolte etc.), ou

- qui ne peuvent pas obtenir de documents de voyage malgré leurs efforts.



III.     Dans tous les cas, ceux qui vivent ici depuis au moins cinq ans devraient pouvoir travailler si un employeur souhaite les engager. Une telle pratique contribuerait à améliorer la cohabitation dans les structures d’accueil et serait un moyen de prévention de l’oisiveté et de la violence. Elle entraînerait par ailleurs un allègement significatif des dépenses de l’Etat, lequel doit prendre en charge les personnes qui souffrent de maladies diverses suite à des conditions de vie insupportables.


IV.     Toujours dans le souci d’encourager l’exercice d’une activité, nous vous proposons de reviser les montants incitatifs prévus au chiffre 3 des normes d’aide sociale aux personnes relevant du domaine d’asile. Il conviendrait de majorer substantiellement la rémunération de CHF 150 par mois accordée aux requérants qui dépendent de l’aide sociale et participent pleinement à un programme d’occupation. Les montants de l’aide sociale dans le domaine de l’asile étant relativement bas et l’activité dans un programme d’occupation n’étant pas sans intérêt pour la communauté, une telle majoration nous paraît pleinement justifiée.


V.       L’état de santé préoccupant de certains requérants devrait, selon nous, être davantage pris en considération. Lorsqu’il s’agit de situations avérées sérieuses et délicates, reconnues par des attestations médicales authentifiées, les responsables à tous les niveaux devraient être instruits pour éviter un manque de discernement dans l’application de certaines mesures (menaces de renvoi etc.)

  

Nous vous remercions de bien vouloir réserver un accueil favorable à notre démarche et vous prions de croire, Monsieur le Président du Conseil d’Etat, Mesdames les Conseillères d’Etat, à l’expression de notre très haute considération.




Pour le Groupe fribourgeois de soutien aux migrant.es :



Nom de l’organisation signataire                                                 


Signature