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Club pour l’Unesco Fribourg (Suisse) - Rapport 2011 >>
Juin 2011
Articles de presse :
Le groupe fribourgeois de soutien aux migrant es (+ lettre au Conseil d'Etat fribourgeois >>
Mai 2011
Match de football avec des requérants d’asile, pour commémorer les 50 ans d’Amnesty International >>
Exposé de M.Celeste D. Ugoshukwu >>
Articles de presse :
2010
10 Septembre 2010
Le Club pour l'UNESCO de Fribourg s’engage pour plus de tolérance - Der UNESCO Club Freiburg wirbt für Offenheit
27 Août 2010
Activités réalisées par le Club pour l'UNESCO de Fribourg en 2010.
19 Juillet 2010
19 Juillet 2010
7 Juin 2010
Cérémonie de deuil en mémoire des requérants d’asile décédés lors de leur renvoi forcé...
23 Avril 2010
Une « Place de la Discorde » à Neuchâtel en 2011 ?
23 Avril 2010 :
Entretien avec Mme Isabelle Chassot, Conseillère d'Etat ...
23 Avril 2010 :
L’école fribourgeoise et l’accueil des élèves migrants
26 Février 2010
Interview de Mme Irina Bokaova, directrice générale de l'Unesco
25 Janvier 2010 :
"Rapport annuel 2009 du Club UNESCO Fribourg, activités réalisée en 2009 ..."
13 Janvier 2010 :
"Manifestation du 10 décembre en l’honneur de la journée internationale des droits de l’homme"
13 Janvier 2010 :
"Votation fédérale du 29.11.09"
2009
10 Décembre 2009 :
"Qui a peur des populistes ?", article paru dans le journal "La Liberté"
1er Décembre 2009 :
Fribourg a refusé d’adhérer à la « Coalition mondiale des villes contre le racisme ».
7 Novembre 2009 :
Interview de Andrea Wassmer, Présidente du Club UNESCO Fribourg
2008
Le Club a réalisé ou lancé les activités suivantes
Droits des requérants d'asile et des étrangers
Coalition Mondiale des Villes contre le racisme
Culture et diversité culturelle
Soutien à des projets de tiers
Participation à des manifestations de tiers
Assemblée générale de la Fédération suisse des Clubs UNESCO
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Le groupe fribourgeois de soutien aux migrant es
Le groupe est ouvert à toutes les associations intéressées. Pour l’instant les associations suivantes ont été représentées à ses réunions : Amnesty International, ACAT (Association Chrétienne pour l’Abolition de la Torture), Académie des Quartiers, Bibliothèque interculturelle Livr’Echange, Club pour l’UNESCO Fribourg, Connexion Suisse-s Migrant-es, Passerelles, Point d’Ancrage.
Ce groupe s’est réuni à plusieurs reprises en 2009, 2010 et 2011 pour réfléchir à la situation des 1300 demandeurs d’asile hommes, femmes et enfants confiés par l’Office Fédéral des Migrations (ODM) au Canton de Fribourg qui a chargé la Société ORS de toute l’administration de leur séjour en Suisse. Les requérants d’asile se répartissent en trois catégories
- Les demandeurs titulaires d’un permis « N » (demande en cours d’examen) environ .400 personnes.
- Les demandeurs titulaires d’un permis « F » (admission provisoire)
environ 700 personnes.
- Les demandeurs sans titre, c'est-à-dire « RAD » (requérants d’asile déboutés) 70 d’entre eux vivent au Foyer ORS de La Poya à Fribourg.
Une nouvelle lettre du Groupe fribourgeois de soutien a été adressée le 11 mai 2011 aux Autorités Cantonales Fribourgeoises qui ont promis une réponse. Le texte de cette lettre figure ici-même :
Fribourg, 11 mai 2011
Monsieur Erwin Jutzet
Président du Conseil d’Etat et
Directeur de la sécurité et
de la justice
Grand-Rue 27
1701 Fribourg
Madame Isabelle Chassot
Conseillère d’Etat et
Directrice da l’instruction publique,
de la culture et du sport
Rue de l’Hôpital 1
1701 Fribourg
Madame Anne-Claude Demierre
Conseillère d’Etat et
Directrice de la santé et
des affaires sociales
Route des Cliniques 17
1701 Fribourg
Migrant.es en situation précaire
Monsieur le Président du Conseil d’Etat
Mesdames les Conseillères d’Etat
Nous sommes un Groupe de soutien aux migrant.es (en particulier des requérant.es d’asile en situation précaire) composé d’organisations sans affiliation partisane, actives dans le domaine des migrations et des droits humains.
Après nos constatations sur le terrain et l’échange de nos diverses expériences, nous avons dû nous rendre à l’évidence que les requérant.es d’asile, notamment ceux et celles en fin de droits, sont maintenus dans des conditions parfois moins dignes que celles réservées aux couches les plus défavorisées de la population.
A cet égard, nous aimerions vous faire part de quelques observations et vous soumettre un certain nombre de recommandations.
OBSERVATIONS
1. Nous saluons les efforts des autorités cantonales dans la gestion des structures d’accueil et l’encadrement des requérant.es d’asile à travers le mandat confié à l’ORS. Les moyens requis par cette organisation ne permettent toutefois pas d’assurer aux personnes sous sa responsabilité un accompagnement qui rende leur séjour suffisamment propice à leur insertion en Suisse ou à leur retour dans leur pays d’origine.
2. Nous sommes persuadés que le respect des droits fondamentaux des requérant.es d’asile en fin de droits vous préoccupe autant que nous. Dans le contexte actuel, la tentation reste toutefois forte de manquer de détermination et d’engagement pour promouvoir à tous les niveaux un régime de gestion et d’encadrement des requérant.es d’asile encore plus respectueux de la dignité humaine, sans déroger à la législation en vigueur.
3. La situation dans les centres d’accueil, en particulier au Foyer de la Poya, est inquiétante. Les personnes y vivent sans aucune perspective d’avenir et sans espoir. Cette situation censée être provisoire, dans l’attente d’un renvoi imminent, dure pour certains depuis plusieurs années, pour des raisons qu’on ne saurait imputer exclusivement aux intéressés eux-mêmes. La pression psychologique à laquelle ceux-ci sont exposés les atteint à la longue d’une manière inadmissible.
4. Nous saluons la pratique des autorités cantonales de ne pas transférer les personnes vulnérables – en particulier les enfants – vers les structures d’accueil les plus pénibles, comme le foyer de la Poya. Nous souhaitons toutefois que cette pratique soit étendue à tous les cas de détresse avérée, notamment aux malades qui nécessitent des soins adéquats.
5. Nous saluons la pratique consistant à autoriser certains requérant.es d’asile à exercer une activité lucrative sous certaines conditions. Toutefois, le fait que participer à un programme d’occupation puisse impliquer un travail véritable, jusqu’à 8 heures par jour, moyennant une rémunération de CHF 150 par mois, n’est pas de nature à valoriser l’engagement des requérant.es. Peu importent les circonstances d’un tel travail, l’individu concerné se sent atteint dans sa dignité, sinon dans sa santé physique et psychique.
RECOMMANDATIONS
I. Pour améliorer les conditions d’existence dans les structures d’accueil, y compris à la Poya, les autorités compétentes devraient permettre et soutenir davantage l’organisation et la participation des requérant.es d’asile à diverses activités culturelles et sportives. Les discussions sur ce point, déjà entamées à l’initiative de certains membres du Groupe de soutien, devraient se poursuivre pour aboutir à des solutions concrètes.
II. Le SPoMi devrait développer et étendre l’admission des requérant.es d’asile déboutés, y compris ceux qui se trouvent dans la structure d’accueil « bas seuil »de la Poya, à exercer une activité lucrative selon des modalités à déterminer. Cette recommandation concerne en particulier les requérants d’asile déboutés
- qui sont en attente depuis plus de deux ans, sans dossier pénal grave, ou
- pour lesquels un travail pourrait amener une amélioration sensible des conditions de retour au pays d’origine, ou
- qui ont la perspective d’obtenir un permis humanitaire, ou
- qui se trouvent en procédure extraordinaire (étant donné qu’un tiers des demandes ouvrant une telle procédure aboutissent à une admission provisoire, parfois même à une décision d’octroi de l’asile), ou
- qui proviennent de pays vers lesquels le renvoi est inexigible (Afghanistan, pays arabes en révolte etc.), ou
- qui ne peuvent pas obtenir de documents de voyage malgré leurs efforts.
III. Dans tous les cas, ceux qui vivent ici depuis au moins cinq ans devraient pouvoir travailler si un employeur souhaite les engager. Une telle pratique contribuerait à améliorer la cohabitation dans les structures d’accueil et serait un moyen de prévention de l’oisiveté et de la violence. Elle entraînerait par ailleurs un allègement significatif des dépenses de l’Etat, lequel doit prendre en charge les personnes qui souffrent de maladies diverses suite à des conditions de vie insupportables.
IV. Toujours dans le souci d’encourager l’exercice d’une activité, nous vous proposons de reviser les montants incitatifs prévus au chiffre 3 des normes d’aide sociale aux personnes relevant du domaine d’asile. Il conviendrait de majorer substantiellement la rémunération de CHF 150 par mois accordée aux requérants qui dépendent de l’aide sociale et participent pleinement à un programme d’occupation. Les montants de l’aide sociale dans le domaine de l’asile étant relativement bas et l’activité dans un programme d’occupation n’étant pas sans intérêt pour la communauté, une telle majoration nous paraît pleinement justifiée.
V. L’état de santé préoccupant de certains requérants devrait, selon nous, être davantage pris en considération. Lorsqu’il s’agit de situations avérées sérieuses et délicates, reconnues par des attestations médicales authentifiées, les responsables à tous les niveaux devraient être instruits pour éviter un manque de discernement dans l’application de certaines mesures (menaces de renvoi etc.)
Nous vous remercions de bien vouloir réserver un accueil favorable à notre démarche et vous prions de croire, Monsieur le Président du Conseil d’Etat, Mesdames les Conseillères d’Etat, à l’expression de notre très haute considération.
Pour le Groupe fribourgeois de soutien aux migrant.es :
Nom de l’organisation signataire
Signature